Ô toi simple étoile, tu es si particulière. Tu illumines mes nuits. A travers ta lumière, je danse dans mes prières. Je te désire. J'aspire à te rejoindre. Ton sourire me donne de l'énergie. J'aimerai tant t'approcher et pourquoi pas t'effleurer. "Que de rêves" me répondras-tu. Mais la trêve n'est pas pour moi. Je n'en connais pas la définition. Je perds toutes mes notions. Je pense inlassablement à toi, que cela te plaise ou non. Je me cache pour t'observer, il faut que tu le saches. Ma passion est entière. Je suis ton cadeau, libre à toi de m'accepter. J'en demande trop peut-être. Tu as tant de personnes à combler.
Ta beauté est infinie. Tu rayonnes avec passion. Je passe mon temps à te contempler tout en ayant la conviction que tu n'en as que faire. Je ressasse, je trépasse, voilà ma vie. Te voir filer dans ton champs d'étoiles brise mon espoir de te retrouver. Tant d'attente pour un plaisir si furtif. Voilà ce à quoi je suis condamné. Je ne te lancerai pas de blâmes. Tu es libre de profiter à ta façon de ton indépendance. Tu es ce que je ne suis pas. Le mot libre m'est inconnu. Je vis sous ta domination. Je ne suis qu'un pion dans ce vaste complot. Je suis suspendu à tes lèvres nocturnes. Il me semble que tu apprécies. Au lieu de te délecter de ma soumission, intéresse toi à ma personne. Je ne demande rien d'autre, juste un peu de compassion. Parle moi, je t'écouterai. Tends moi la main, je la serrerai. Tu ne pourras pas dire que je ne suis pas ouvert.
Je suis en quête de notre bonheur, mais je suis conscient des sacrifices. Si tu savais le nombre de concessions que j'ai du faire. Tu ne peux pas t'en douter. Je ne t'intéresse guère. Pour toi, je ne suis que l'arbuste dans la clairière. Tu me négliges tandis que je te respecte. Sois en sûr, je n'en peux plus. De ta chaleur, j'ignore tout. Je retiens juste les longues nuits hivernales passées à l'extérieur. J'ai toujours été rieur, combattant pour un monde juste et meilleur. Mais parfois, l'heure me rattrape. Au creux de mon oreille, elle me rappelle que mon existence est aussi courte que la tienne. Ta volonté de me mettre à mal n'est peut être pas explicite. Pourtant, je me dois de réfléchir à notre devenir. Tout passe vite, si vite. A travers toi, je pensais me révéler. Mon côté sombre aurait pu devenir moins austère.
Peu à peu, de par ton manque de délicatesse, tu as fini par m'anéantir. Ma tombe est creusée. Elle n'attend plus que moi. Cependant, malgré sa bienveillance qui me touche, elle attendra encore quelques années. Après tout, l'attente a bien représenté une partie de ma vie. Nous ne sommes plus à cinq ou dix ans près. Je compte changer de regard. Qui sait si d'autres couleurs viendront éclairer mes songes. Je veux réinventer ma vie, qu'elle soit simple ou compliquée. Qu'elle soit limpide ou noircie, j'exige le changement. Ton infime place dans l'univers suffisait à me satisfaire. Prenons les moments tels qu'ils sont. Rien ne sert de croire qu'ils sont éternels. Voilà ce que je retiens de notre histoire. Elle fut intense mais brève. Immense par ce qu'elle m'a apporté. Mais ta sève s'est évaporée. Tu ne veux pas me nourrir. Je l'ai accepté. D'autres ciels, d'autres étoiles m'attendent.
Je risque de me perdre une fois de plus. Malgré tout, je te remercie. Grâce à toi, je suis armé. Plus rien ne pourra me faire tomber. Quiconque osera s'opposer à moi gardera les cicatrices de son imprudence. Je me lève et triomphe de nos victoires. Elles ne sont que le début d'une liste non exhaustive. Nul doute, en effet. Je n'en ai plus aucun. Ciel noir, même empreint de désespoir, tu ne m'attraperas plus. Je casse tes filets pour passer entre les mailles. Je quitte tes rails pour en rejoindre d'autres. N'ai pas de crainte. En moi, il n'y a aucune intentions malsaines. J'ai eu mal, je te l'ai dis. A présent, je ne veux plus saigner. Je ne voudrais pas entacher le manteau obscur dans lequel tu résides. Je suis avide d'autres îlots, là où aucune contrainte ne pèsera sur moi. Fuis comme tu l'as toujours fait. Ce n'est qu'un au revoir petite étoile.
Texte protégé - 2009.
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