Et l'eau coule sans
s'arrêter, elle déroule son tapis de gouttes. La déroute de son flux
m'attire dans ces ruisseaux. Je résiste tant bien que mal à ma triste
fin. Inéluctable ô combien, au delà de ces chemins. Je m'envole, ne me
rattrapez pas. Pas d'émanation venant du sol, aucun soubresaut
effleurant mon corps. Juste une âme vagabonde qui se doit de rester
lucide. Comme un mirage où deux regards se confrontent, mais où le voile
empêche la vue.
Il convient d'attiser la toile. Elle relie les pensées, occultant les prémices de la peur. Ne m'attendez pas. C'est ainsi. J'ai un wagon d'avance. Ma passion m'emporte bien loin, plus loin, très loin. Ici, c'est ici. J'appréhende l'accalmie, mais on me dit qu'elle m'attend. Je la vois, elle me sourit. Je n'ai plus de crainte. Envolées les plaintes. C'est une présence à laquelle on ne se fait pas, si subtile et indescriptible. Que dis-je, sensible.
On m'a parlé des rayons éclairant les chemins sombres. Eux aussi, je les ai espéré. En vain. Pourquoi ce déclin s'immisce-t-il ? Après tout, la vie ne tient qu'à un fil. C'est peut-être en ce paradigme que réside toute la complexité de l'existence humaine. Le casser ou l'entretenir, nous ne sommes maîtres qu'à moitié de notre destin. Aux souvenirs s'opposent les imprévus. Surviennent alors des repentirs en prose, confondant en excuses nos fautes d'individu perfectible.
Rien n'est risible, tout est si vide. Il n'y a que le néant. Il nous conduit à l'absence de jugement. Trouver un sens et agir en conséquence. A chaque acte, une résonance. Particulière certes, qui subsiste sur une terre déserte, avide de pouvoir, d'argent et de complaisance. Il ne me reste que mon aisance. Je ne veux point la sacrifier, tant bien même que l'on me supplie. Tu peux me contempler, approcher mes dires de par ton arrogance, mais reste sur tes gardes. La méfiance est à prôner dans un monde bercé de paradoxes, où les larmes se versent au rythme des balles perdues. Tout se perd à défaut d'être conservé. Des valeurs qui nous ont forgé aux rancoeurs futiles à souhait. Tout, c'est certain. Tout, nul besoin d'attendre demain.
Un constat s'impose. L'horloge avance, on passe des moments, on trépasse devant des épreuves, on s'interroge. Mais seul le fleuve détient la réponse. Qu'il nous émeuve, nous engloutisse, ou encore nous sublime, on ne peut nier son paradoxe. Attirant de par nos idées pré conçues, désorientant quand on prend part aux va et vient incessants. Ceux qui font que la loi de la nature guide notre destinée. Je tente de finir mon monologue bien que les ombres m'entourent. Je ne peux pas les dissiper. La force nécessaire à une telle épopée me manque.
J'aurai tant aimé être un saltimbanque pour jongler avec mes idées. Le déraisonnable ne m'a jamais effrayé mais des ondes néfastes s'enchevêtrent dans mes champs. Je vais tirer ma révérence sans acclamation. N'y faîtes pas attention, que subsiste votre ignorance. J'ai vécu dans l'ombre et je veux disparaître dans les coulisses. Votre lumière ne correspond pas à la définition que je m'en fais. C'est dans mon gouffre que je puiserai mes dernières lueurs. Mon ultime souffle sera dédié à mes défuntes aspirations. Je suis enfin parti, admirez ma délectation face à cela. Je vous quitte sans un signe, sans un adieu, sans un sourire.
La vie méritait que l'on s'attarde sur des sujets censés. Vous êtes passés à côté. A présent, laissez-moi me reposer. Continuez sur le chemin du mépris. Je ne serai pas en votre compagnie. Moi aussi, je vous délaisse. Mais ma cause est noble. Je désire la survie de la pensée, et ne pouvant l'exprimer, je préfère m'incliner. Soyez rassurés, le fleuve continue de prendre sa source. Lui, ne s'arrêtera jamais... Il puise en vos querelles stériles. «A coulé, coule, coulera» voilà la sentence. Rien à ajouter, pas même un désolant soupir. Tant bien même que je le voudrai, je ne le pourrai pas. J'ai été englouti. Et cette fois-ci, nous pouvons dire à jamais.
Texte protégé - 2009.
Il convient d'attiser la toile. Elle relie les pensées, occultant les prémices de la peur. Ne m'attendez pas. C'est ainsi. J'ai un wagon d'avance. Ma passion m'emporte bien loin, plus loin, très loin. Ici, c'est ici. J'appréhende l'accalmie, mais on me dit qu'elle m'attend. Je la vois, elle me sourit. Je n'ai plus de crainte. Envolées les plaintes. C'est une présence à laquelle on ne se fait pas, si subtile et indescriptible. Que dis-je, sensible.
On m'a parlé des rayons éclairant les chemins sombres. Eux aussi, je les ai espéré. En vain. Pourquoi ce déclin s'immisce-t-il ? Après tout, la vie ne tient qu'à un fil. C'est peut-être en ce paradigme que réside toute la complexité de l'existence humaine. Le casser ou l'entretenir, nous ne sommes maîtres qu'à moitié de notre destin. Aux souvenirs s'opposent les imprévus. Surviennent alors des repentirs en prose, confondant en excuses nos fautes d'individu perfectible.
Rien n'est risible, tout est si vide. Il n'y a que le néant. Il nous conduit à l'absence de jugement. Trouver un sens et agir en conséquence. A chaque acte, une résonance. Particulière certes, qui subsiste sur une terre déserte, avide de pouvoir, d'argent et de complaisance. Il ne me reste que mon aisance. Je ne veux point la sacrifier, tant bien même que l'on me supplie. Tu peux me contempler, approcher mes dires de par ton arrogance, mais reste sur tes gardes. La méfiance est à prôner dans un monde bercé de paradoxes, où les larmes se versent au rythme des balles perdues. Tout se perd à défaut d'être conservé. Des valeurs qui nous ont forgé aux rancoeurs futiles à souhait. Tout, c'est certain. Tout, nul besoin d'attendre demain.
Un constat s'impose. L'horloge avance, on passe des moments, on trépasse devant des épreuves, on s'interroge. Mais seul le fleuve détient la réponse. Qu'il nous émeuve, nous engloutisse, ou encore nous sublime, on ne peut nier son paradoxe. Attirant de par nos idées pré conçues, désorientant quand on prend part aux va et vient incessants. Ceux qui font que la loi de la nature guide notre destinée. Je tente de finir mon monologue bien que les ombres m'entourent. Je ne peux pas les dissiper. La force nécessaire à une telle épopée me manque.
J'aurai tant aimé être un saltimbanque pour jongler avec mes idées. Le déraisonnable ne m'a jamais effrayé mais des ondes néfastes s'enchevêtrent dans mes champs. Je vais tirer ma révérence sans acclamation. N'y faîtes pas attention, que subsiste votre ignorance. J'ai vécu dans l'ombre et je veux disparaître dans les coulisses. Votre lumière ne correspond pas à la définition que je m'en fais. C'est dans mon gouffre que je puiserai mes dernières lueurs. Mon ultime souffle sera dédié à mes défuntes aspirations. Je suis enfin parti, admirez ma délectation face à cela. Je vous quitte sans un signe, sans un adieu, sans un sourire.
La vie méritait que l'on s'attarde sur des sujets censés. Vous êtes passés à côté. A présent, laissez-moi me reposer. Continuez sur le chemin du mépris. Je ne serai pas en votre compagnie. Moi aussi, je vous délaisse. Mais ma cause est noble. Je désire la survie de la pensée, et ne pouvant l'exprimer, je préfère m'incliner. Soyez rassurés, le fleuve continue de prendre sa source. Lui, ne s'arrêtera jamais... Il puise en vos querelles stériles. «A coulé, coule, coulera» voilà la sentence. Rien à ajouter, pas même un désolant soupir. Tant bien même que je le voudrai, je ne le pourrai pas. J'ai été englouti. Et cette fois-ci, nous pouvons dire à jamais.
Texte protégé - 2009.
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